Un parc Dragon Ball en France, aux portes de Paris : l'annonce, tombée fin août 2026, a fait l'effet d'un Kamehameha chez les fans de manga. Mais entre les déclarations politiques, les milliards d'euros évoqués et le démenti venu du Japon, difficile de savoir ce qui est réellement prévu. On fait le point sur ce que l'on sait du parc Dragon Ball France, puis on le compare avec le seul parc manga déjà ouvert dans l'Hexagone : la zone Naruto du Parc Spirou, à Monteux. Et si l'envie de vivre un shōnen en vrai vous démange déjà, sachez que vous pouvez réserver vos billets pour le Parc Spirou dès aujourd'hui, sans attendre la décennie prochaine.
Parc Dragon Ball France : ce que l'on sait du projet
Le projet a été rendu public le 25 août 2026, à l'occasion d'une déclaration commune entre la France et l'Arabie saoudite. Le même jour, la Région Île-de-France annonçait l'arrivée de trois nouveaux parcs à thème dans le Val-d'Oise, dont un consacré à Dragon Ball.
- Le lieu : l'agglomération de Cergy-Pontoise, avec un regard appuyé sur Courdimanche, sur l'ancien site de Mirapolis. Ce parc d'attractions ouvert en 1987 et fermé dès 1991 reste un souvenir culte pour toute une génération de Franciliens.
- L'investisseur : Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien PIF, qui construit déjà le premier parc Dragon Ball au monde près de Riyad.
- Le budget : environ 6 milliards d'euros pour l'ensemble des trois parcs, dont plus d'un milliard pour la partie Dragon Ball selon plusieurs médias.
- L'ampleur : Valérie Pécresse, présidente de la Région, parle d'un projet « de l'ampleur de Disney » et indique que la Région y travaille depuis 18 mois. Côté emplois, les estimations avancées vont de 10 000 à 22 000 emplois directs, sous réserve des caractéristiques définitives des projets.
- La surface : aucun chiffre officiel par parc. Le site de l'ancien Mirapolis couvrait plusieurs dizaines d'hectares, et le parc Dragon Ball saoudien, qui sert de modèle, est annoncé sur plus de 50 hectares.
Aucune date d'ouverture n'a été communiquée. Les analystes du secteur évoquent un horizon 2030 à 2032 au plus tôt, le temps de boucler les études, les autorisations et un chantier de cette taille.
Un projet freiné par la question des droits
C'est là que l'enthousiasme retombe. Le 31 août 2026, Toei Animation, qui détient une partie des droits de Dragon Ball, a déclaré ne pas avoir accordé de licence pour un parc en France. Le studio précise que les visuels et vidéos qui circulaient dans la presse proviennent en réalité du projet saoudien de Qiddiya City, annoncé en mars 2024 et, lui, bien validé par les ayants droit.
Valérie Pécresse a d'ailleurs reconnu qu'aucun contrat n'était signé à ce stade. Plusieurs élus locaux réclament aussi une vraie concertation avec les habitants, notamment sur les transports et l'environnement. En clair : un grand complexe de loisirs dans le Val-d'Oise semble sérieusement sur les rails, mais le thème Dragon Ball, lui, n'est pas acquis.
Parc Dragon Ball vs parc Naruto : le comparatif point par point
Les deux licences ont beaucoup en commun : deux mangas phares du Weekly Shōnen Jump, des combats épiques, des héros qui repoussent leurs limites. Côté parcs, en revanche, tout les oppose.
Localisation et accès
- Parc Dragon Ball : dans le Val-d'Oise, à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Idéal sur le papier pour les Franciliens, même si la desserte en transports reste l'un des dossiers à trancher.
- Parc Naruto : à Monteux, dans le Vaucluse, à 15 minutes d'Avignon. Plus loin de Paris, mais très bien relié par le TGV (on y revient plus bas).
Calendrier
- Parc Dragon Ball : pas de date officielle, pas de permis de construire connu, pas de licence confirmée. Horizon estimé : 2030 à 2032 au mieux.
- Parc Naruto : ouvert depuis le 4 avril 2026. Vous pouvez y aller ce week-end.
Taille et investissement
- Parc Dragon Ball : un projet de plusieurs dizaines d'hectares, financé à hauteur de plusieurs milliards d'euros pour l'ensemble du complexe.
- Parc Naruto : une zone thématique de 1,5 hectare au sein du Parc Spirou Provence, pour un investissement de 16 millions d'euros et quatre années de travail. Plus compacte, mais pensée dans les moindres détails, et complétée par les autres univers du parc (Spirou, Lucky Luke, les Schtroumpfs, Kid Paddle...) pour remplir la journée.
Licence et fidélité à l'œuvre
- Parc Dragon Ball : aucun accord des ayants droit japonais à ce jour, ce qui rend impossible toute promesse sur le niveau de fidélité au manga.
- Parc Naruto : une licence officielle, validée détail par détail par le Japon. Les statues des personnages ont été fabriquées dans un atelier japonais, les échantillons de peinture envoyés pour approbation, et Masashi Kishimoto a signé une illustration exclusive pour l'ouverture.

Attractions
- Parc Dragon Ball : rien d'officiel pour la France. Pour se faire une idée, le parc saoudien prévoit plus de 30 attractions réparties en sept zones (une par Dragon Ball), avec un dragon Shenron de 70 mètres abritant un roller coaster.
- Parc Naruto : trois attractions bien réelles. Kyûbi Unchained, un coaster Zamperla à 75 km/h avec une section en marche arrière, Rasengan Chakra Rotation pour tourner dans les airs, et le Terrain de l'Examen Chûnin pour les plus jeunes. Le tout complété par le restaurant Ichiraku Ramen, le Dango Shop et la boutique du Bureau du Hokage.

Reconnaissance
- Parc Dragon Ball : un projet, donc rien à juger pour l'instant.
- Parc Naruto : deux European Star Awards remportés en 2026, celui du meilleur nouveau thème d'Europe pour Konoha Land et celui du meilleur nouveau coaster pour Kyûbi Unchained.
Public visé
Les deux parcs visent la même cible : les trentenaires et quadragénaires qui ont grandi avec les animés à la télé, et les familles qui veulent partager cette passion avec leurs enfants. Fans de Goku ou de Naruto, les deux publics se recoupent largement, et beaucoup suivent les deux séries.
En attendant le parc Dragon Ball, Konoha vous attend déjà
Soyons francs : si vous rêvez d'un parc manga, le parc Dragon Ball France ne vous accueillera pas avant plusieurs années, s'il voit le jour sous ce thème. Le parc Naruto de Monteux, lui, est ouvert, primé et immédiatement accessible. C'est aujourd'hui la seule façon de vivre une immersion shōnen officielle en France : passer sous la porte de Konoha, manger des ramen chez Ichiraku et grimper à bord du démon renard à neuf queues.

Depuis Paris, le parc Naruto en train
Les Franciliens seraient les premiers gagnants d'un parc Dragon Ball dans le Val-d'Oise. Mais rejoindre le parc Naruto depuis la capitale est déjà beaucoup plus simple qu'on ne l'imagine :
- En TGV : depuis Paris Gare de Lyon, comptez environ 2h40 jusqu'à la gare d'Avignon TGV. Prenez ensuite un TER jusqu'à Avignon Centre, puis un autre TER jusqu'à la gare de Monteux. Les bus ZOU ! 905 ou Mont'en bus vous déposent à l'arrêt « Soleil », juste à côté du parc.
- En voiture : environ 7 heures et 700 km via l'A6 et l'A7, sortie Avignon Nord.
- Le bon format : un week-end. Arrivée le vendredi soir, journée au parc le samedi, retour le dimanche, avec une nuit dans l'un des nombreux hébergements autour de Monteux.
Pour le détail des horaires, des correspondances et des options sur place, consultez notre page comment se rendre au Parc Spirou, ainsi que notre guide complet parc Naruto depuis Paris : comment y aller.
Notre avis
Le parc Dragon Ball France est une excellente nouvelle pour les fans de manga, mais c'est encore une promesse : pas de licence, pas de contrat signé, pas de date. Il faudra surveiller les prochaines annonces de la Région et, surtout, une éventuelle validation par les ayants droit japonais. En attendant, le Parc Spirou a prouvé qu'un parc manga fidèle et ambitieux était possible en France. Profitez-en dès maintenant : Goku comprendrait, lui qui ne refuse jamais un bon entraînement.